11 mai 2013

Civil War de Stuart Moore



 

 En 2007 paraissait en France le premier épisode du comics « Civil War » issu de l’écurie MARVEL. Un crossover géant, écrit par Mark Millar et dessiné par Steve Mc Niven, qui vint s’étaler sur sept épisodes, retraçant la guerre terrible qui opposa tous les héros de MARVEL, séparé en deux camps bien distinct ; le camp de Captain America, refusant le recensement des super-héros et leurs exploitation gouvernementale, et le camp de Iron Man, se montrant favorable à cette procédure et défendant le fonctionnement du gouvernement Américain (également soutenu par le SHIELD). Une série qui fit date dans l’univers de MARVEL tant le concept fut alléchant et à quel point le résultat de cette aventure chamboula l’univers MARVEL à jamais (aboutissant, entre autre chose, à la révélation publique de l’identité de Spiderman : Peter Parker). 

 

 
  Peu de temps après la sortie (et l’immense succès) du film Avengers, Panini Books, en association avec MARVEL, publie un roman tiré de cette série de comics, un roman écrit par Stuart Moore. MARVEL annonce alors sa volonté d’adapter bon nombre d’histoires en romans afin d’attirer de nouveaux lecteurs vers les comics. Ces romans se verront sortir selon un calendrier bien définit. Aussi, ce mois-ci (le 15 Mai selon Amazon.fr) paraitra Astonishing X-men : surdoués. Bien situé entre les sortit de Iron Man 3 et du très attendu « The Wolverine ».


  En attendant, le temps fut venu de lire ce fameux roman : CIVIL WAR. Je ne suis pas lecteur de comics, autant dire que j’ignorais tout de cette histoire relativement fascinante. Tout comme j’ignorais de nombreuses choses sur la plupart des personnages présents (hormis bien sûr, ceux que j’avais pu découvrir au cinéma ; les X-men, Iron Man, Thor, Captain America, Œil de Faucon, la Veuve Noir, Venom, les 4 Fantastiques, le Punisher, Dardevil, Spider-Man etc…). Mais cette multitude de personnages, de groupes, de super-héros et de super-vilains est bien amenée dans l'intrigue et patiemment présentée par l’auteur. Aussi ai-je réussit à m’y retrouver assez rapidement. L’écriture est très simple et engendre donc une lecture rapide. Ce qui est assez agréable puisque de toute évidence, seule l’histoire possède ici un intérêt, l’écriture et la magie des mots étant reléguait au centième plan (peut-être même un peu trop…). Le scenario originale se montre réellement prenant, il soulève de nombreuses questions et génère des situations et des rebondissement dramatiques très complexes entre les personnages, portés par l’Amour et la Haine. De ce point de vue, le roman est assez complet puisque la plupart des questions existentielles de la vie en société y sont traitées. Parfois lourdement, parfois avec une légèreté et un humour propre aux univers des Super-Héros.


  Le récit est divisé entre 4 point de vue qui se verront alternés jusqu’à la fin. Une fin elle même constituée de 4 épilogues. Ces points de vues suivent Spiderman, la Femme Invisible, Iron Man et Captain America. Chose qui diversifie beaucoup l’intrigue et s'avère être sans nul doute le point fort du roman. Dans l’ensemble, Civil War est assez addictifs et on en découvre le fin mot trop rapidement. L’histoire ne cesse de monter en pression, on s’attache à chaque personnage (si nombreux soient-ils !) et voilà que nous attendons l’affrontement final et le dénouement avec une anxiété certaine. Si le combat final se montre à la hauteur de nos espérances, le dénouement m’aura déçu. Presque choqué.
 
 
 ATTENTION SPOILER : Les rebelles sont matés, Captain America renonce car il n’a pas le sens du sacrifice, les valeurs autoritaires et sécuritaires de l’Amérique l’emportent, Iron Man, qui s’est avéré être le dernier des salauds s’en tire à bon compte, il devient directeur du SHIELD et tout le monde le salut. Enfin, on retrouve Captain dans sa cellule, en train de dessiner un immense drapeau américain sur le mur. AMEN. Une question me taraude, est-ce que cette morale, plus que douteuse, est toujours présente dans les comics ? Parce que j’ai vraiment eu du mal à comprendre ce qu’il y avait de bon ici, car tenait vous bien, cette fin est bien entendu sensé être la bonne, être le Happy End. J’ai d’abord crut que le livre se terminait en catastrophe, inondé par l’échec, mais non ! Tous les personnages sont contents. Tout est beau. Tout est bien.
 
  En bref ! Civil War est un bon roman, quoi que parfois, pourvu d’une écriture trop simpliste (et en plus on apprend en lisant la page de remerciement, présentée ici comme un bonus, allez savoir pourquoi, que la directrice éditorial a passé des heures à corriger et réécrire certains passages…). Les relations entre les personnages passionnent et l’univers MARVEL se montre toujours aussi riche et maitrisé. Les bonnes idées pleuvent, l’intelligence du concept nous envoi sur différente questions importantes, humour et action sont de rigueurs et certains passage sont réellement très émouvant ; je pense à la conversation entre Peter et Tante May, à propos de son secret, ou encore de la lettre de Jane Richard à son époux (Mr Fantastic) vraiment poignante. Aussi, on apprécie la manipulation psychologique effectuée par différents personnages, les retournements de situation et la morale changeante (car en pleine construction) de nos héros (Spiderman qui change de camp, pour notre plus grand plaisir !). Civil War pourrait être un vrai bonheur en tous points. Mais je reste amer sur ce dénouement… J’attends maintenant la sortie du roman X-men. A savoir que les X-men sont vraiment très discret dans Civil War. Wolverine a beau être sur la couverture, ne vous attendez pas à le voir dans le feu de l’action.
 
 
 


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